06/01/2009

Dernier chapitre

Voilà, ça y est, je pense enfin pouvoir refermer le livre de mes souvenirs.. je viens d'en écrire la dernière page, le dernier chapitre. Pour la petite histoire, j'écris épisodiquement depuis mes 17 ans. J'ai presque tout conservé, et rassemblé dans un recueil, d'abord appelé Patchwork, puis Souvenirs. Pendant longtemps, je le concevais comme une suite de textes sans fin, puis je l'ai partitionné, d'abord en 9 parties, puis devant l'ampleur de l'oeuvre j'ai décidé de le scinder en deux tomes (avec respectivement 5 + 4 parties). Mais je ne trouvais pas de point final. Et puis le mois dernier, ça m'est apparu comme une évidence. Je l'avais déjà mon point final! Un titre que j'avais griffoné sur un bout de papier. Je souhaitais à l'époqueécrire quelque chose pour mon fils, et avait déjà jeté quelques vers sur le papier... ça m'a pris longtemps, j'ai peiné à le mettre en forme, mais voilà qui est fait, je viens d'en écrire les dernières lignes... ça s'appelle "Petit homme".

Petit homme

Petit homme je voudrais te construire un bel avenir
Petit homme je te souhaite de joyeux souvenirs
Pas trop de peine
Pas trop de haine
Et surtout beaucoup d’amour
Même s’il ne rime pas avec toujours

Porte un regard bienveillant sur le monde
Tu verras, il n’est pas si immonde
Petit homme je t’apprendrai à me lâcher la main
Petit homme je t’apprendrai à croire en demain

Tu verras aussi qu’on s’aime et qu’on se déchire
Mais sache que l’amour n’est pas le pire
Au contraire, c’est le plus beau des sentiments
On est tous frères, même si parfois on se ment

Petit homme je veux te voir garder ton sourire
Même si je sais que parfois tout ce qui monte
En toi est le désespoir, un soupir
Ne casse jamais ce qui est beau en toi
Ne te laisse jamais envahir par la honte
D’avoir succombé, d’avoir manqué de foi

Petit homme je suis fier d’être ton père
Et désormais je vis pour te voir grandir
Devenir quelqu’un, comme on disait naguère
Petit homme, construis-toi le plus beau des avenirs

Tony

07:43 Publié dans Tony's books | Commentaires (1) | Tags : patchwork, souvenirs |  Facebook

03/01/2009

Loyauté

En amour comme en amitié,
L’important, c’est la loyauté.
Une fois les promesses brisées,
C’est une histoire à oublier...
Pourquoi cacher, tricher
Avec quelqu’un sur qui on peut compter ?
Les menteurs toujours se retrouvent seuls
Abandonnés, sur un écueil
On compte la richesse d’un homme
Au nombre de ces amis
Jamais il n’est aussi fort comme
Quand ils sont autour de lui.

08:32 Publié dans Tony's books | Commentaires (2) |  Facebook

28/12/2008

Power minded

Dernier cadeau de fin d'année, de mon monde à vous, un deuxième texte écrit à quatre mains, toujours avec Olivier, encore terriblement d'actualité...

Power minded

It starts like a chess game
And it often ends up as a shame
You can get higher or burn in flames
Don’t be afraid of crashin’ down, just be brave
Never mind the grave
Just accept your fate and go through the open gate
You think like “Here comes the ending”, sorry guy, it’s just the beginning
Sometimes life seems so dark, but it’s just another day dyin’
But you’ve got powered minds, so just go blastin’
When you feel alone and there’s no way to go home
Just go and find the door...to heaven or hell... you’ll see
Maybe you’ll find your soul or simply another hole
If you can, just see it as whole
No matter your vision, set you free
Like on the sea, be the foam
Here’s the storm and his flow of emptiness
I think that the time has come to leave your loneliness
Rising yourself to find another place
To rest, at least to keep the pace.

Olive et Ton

 

PS: Pour les traductions, demandez à Tony... c'est son métier

09:11 Publié dans Tony's books | Commentaires (3) |  Facebook

25/12/2008

Cadeau de Noël

Un jour, quelqu'un m'a dit que je ne parlais pas assez de moi sur le Patchwork... Effectivement, je suis assez peu enclin à m'épancher sur ma petite (ou grande) personne. Je ne me livre pas facilement. Le seul moyen que j'ai trouvé d'exprimer mes idées, mes pensées, mes doutes, mes envies, mes folies est par l'écriture. Pour ceux qui l'ont connu, le Patchwork comportait quelques unes de mes compositions, souvent méditatives.

Pour ce nouveau monde (World) j'ai décidé de ne plus les publier, et de les réserver à mon espace (My space). Enfin aujourd'hui c'est Noël, et j'ai décidé de me faire, et de vous faire un cadeau. Un texte écrit à quatre mains, à Madrid, entre mai et juillet 1999, je ne me rappelle plus exactement, avec Olivier, mon âme jumelle de l'époque. On n'a composé que deux textes ensemble, Souvenirs du passé et Power minded, mais franchement, chaque fois que je les relis, j'me dit: Punaise, qu'est-ce qu'on était bons!

Oui, je suis nostalgique de cette époque, car c'était le bon temps comme on dit. On était une bande de potes, portés sur la fête, la musique, la déconne et j'en passe et des meilleures. On ne se prenait pas la tête, on était loin de chez nous, on s'était constitué une ptite famille dans la résidence EASO. Notre station de métro, c'était au choix Callao ou Plaza de España... on habitait Gran Vía...

Enfin, trève de blabla... joyeux noël et bonne lecture...: Souvenirs du passé

 

Souvent quand t’es stone, que t’en as assez

De n’être qu’un clone, de ce que tu es

Tu te plonges dans les souvenirs du passé,

Rêvant que tu éponges ce qui n’aurait jamais dû arriver

En contemplant les cendres de tant de brasiers allumés

S’éparpiller au gré du vent, ne cessant de se consumer

 

De souvenirs du passé en mémoires oubliées

Bercé par ce flot de remords qui risque de te faire chavirer

Tu es le bateau ivre sur la mer de tes pensées

Glissant nonchalamment sur la vague de tes regrets

Tu songes alors à ton âme panser les plaies

De tant de moments magiques que tu as infectés

Par la langueur de ta mélancolie

Préférant à l’âme sœur la compagnie de la nostalgie

Ou alors celle d’une bouteille, d’une amie ou d’un lit

Où dans l’alcôve partager l’essence de la vie

 

Peut-être te livreras-tu à l’inconnu pour conforter ce vide

Qui rage cette triste existence, déjà livide

Pour oublier des déceptions qu’un jour tu comprendras

Avant de trouver l’amour qui changera ton existence

Il ne s’agit pas là d’une prophétie récompensant ta foi

Sinon d’une nouvelle direction à suivre qui te remplira de sens

Qui t’expliquera ces visions au cours d’un rêve éveillé entrevues

Qui t’enverront vers un avenir éthéré, idéalisé

Mais vient la chute qui te ramène à la réalité

Te faisant prendre conscience que tes songes ne sont qu’actes manqués...

 

Alors laisse tes pensées s’envoler vers les cieux, si légers

Vers de nouveaux horizons qui pourront enfin t’apaiser

Trouve le port où tu pourras enfin amerrir,

Jeter l’ancre et baisser la voile de tes soupirs

Te construire de meilleurs souvenirs

Mettre un terme à la quarantaine, et recommencer à vivre

Et enfin oublier le pire et rire,

Décongeler ton esprit et faire fondre le givre

Pour laisser éclater la joie enfouie en toi

Et hisser définitivement tes sentiments en Roy

Enfin finir de te demander pourquoi

Tes souvenirs sont toujours devant toi

Et juste te dire que c’est comme ça...

 

Olive et Ton

08:30 Publié dans Tony's books | Commentaires (5) |  Facebook

15/12/2008

Le vampire alcoolique... l'intégrale

Je suis connu comme l'homme en noir. Mon métier? Les basses besognes, mais toujours avec discrétion et précision. Je ne suis pas un boucher, je suis un artiste. Je ne suis pas un assassin, je suis un nettoyeur. Je ne suis pas un espion, je suis un informateur. Si j'étais un nain, on aurait pu m'appeler passe-partout, mais ma carrure me l'interdit. Ma passion? La connaissance. Pour bien pratiquer mon métier, je me dois d'être un éternel étudiant. Ma devise? Au royaume des aveugles les borgnes sont rois. Je ne suis pas non plus roi, mais un simple lieutenant. L'armée croit m'avoir choisi, mais c'est moi qui suis entré en elle. Sur un échiquier, tout le monde me prendrait pour le fou, alors que je suis très bon cavalier.

Comment en suis-je arrivé là? Je dirais que le doute me construit. Les certitudes me détruisent. Seuls le doute et la remise en question me font avancer. En ce moment je doute. Quel est ce sentiment, cette sensation que je sens dans mes veines, dans mon cœur, dans ma tête? Suis-je encore humain ou suis-je en route vers une nouvelle « vie » ? Je lutte contre cette soif, cette envie, tout en brûlant d'y succomber. Je me pense perdu, mais je suis juste déconcerté.

Par cette nuit sans lune, j'essaye de reconstituer les événements de ces derniers jours. Une mission sentant le traquenard, un contact qui avait été retourné... et cette mystérieuse et envoûtante femme. Mais qui était-elle? Sous ses airs de fille de vingt ans, elle avait l'air d'avoir vécu cent (sans) vie...


Pourquoi le patron m'a-t-il envoyé dans cette taverne? La mission était simple, entrer, commander, patienter, attendre l'homme à l'œil de verre, prendre le paquet et repartir. Pourquoi cette fois-ci avoir dévié de ma mission? Pourquoi avoir plongé mon regard dans le sien? Pourquoi lorsqu’elle m'a fait signe lui avoir pris la main? Pourquoi cette étreinte avait-elle un tel sentiment d'éternité?

Et surtout : pourquoi cette semaine m'a-t-elle paru une journée? Il me semble que le temps pour moi ne compte plus, l'éternité que j'ai sur le bras gravée se serait elle emparée de moi? Mes idées se troublent à nouveau. Je vais laisser la nuit me porter conseil et demain peut-être enfin revoir le soleil.


Je viens de me réveiller, et c'est la pénombre. Mes idées sont plus claires à présent. Mon reflet dans le miroir de la chambre d'hôtel est comme voilé. Ces deux marques dans mon cou sont le souvenir que m'a laissé cette belle inconnue. Je sais à présent que je suis en train de changer. Je sens une force nouvelle m'habiter, et une soif nouvelle grandir en moi. Je pense que je vais enfin m'habiller et sortir...

Que cette nuit semble froide, pourtant je ne sens qu'une sensation de tiédeur et de vide. Je regarde ma montre, il est presque minuit. Je regarde la date, et je me rends compte qu'une semaine s'est passée depuis ma rencontre. Tiens, cette taverne m'a l'air bien accueillant, je décide d'y entrer. Une foule bigarrée de marins, mercenaires et dames de compagnie se pressent autour des tables, je décide de me poser dans un coin ombragé. Une serveuse s'approche de moi et me demande si je veux commander. Je lui commande, comme à mon habitude, une bière bien fraîche. Une fois servie, je trempe mes lèvres dans la mousse, mais elle n'a aucune saveur. Il semble que je n'ai pas ce type de soif.

La serveuse, voyant ma mine, s'approche et me demande si ça ne va pas et si je désire autre chose. Sans hésitation, je lui dis que c'est elle que je désire. C'est alors qu'elle me propose de monter avec elle dans une chambre au-dessus du bar. Je la suis dans les escaliers en détaillant ses courbes, en en salivant d'avance. Elle me guide jusqu'à une chambre tout au fond du couloir, entre, et laisse la porte entrouverte. Je m'immisce dans la chambre, et la découvre, étendue, lascive, sur le lit. Je me penche sur elle pour l'embrasser dans le cou, mais, au lieu de déposer un tendre baiser, je la mords violemment. Son sang chaud coule lentement dans ma gorge, et, à ma plus grande surprise, je m'en délecte. Je me sens renaître à mesure que je sens la vie la quitter. Je ne suis plus moi-même ou plutôt si, j'ai l'impression de m'être (re)trouvé.

Où suis-je ? Ma deuxième victime est étendue à mes côtés, livide, toute trace de vie l’ayant depuis peu quitté. Je me sens à la fois apaisé, et affamé... Pourquoi ces absences répétées ? L’autre moi se serait-il encore manifesté ? Pourquoi, n’ai-je encore pas résisté quand j’ai senti les prémisses. Pourquoi cette faim, cette soif semble-t-elle à chaque fois me submerger ?

Encore une victime. Mais cette fois-ci bizarrement c’était différent. Tout a semblé si naturel, si maîtrisé. Elle s’est littéralement offerte à moi, comme si elle m’attendait. Maintenant je sais !

J’ai dansé avec le malin, avec sa succube je me suis acoquiné. Pour elle j’ai succombé… Auprès d’elle au petit matin je me suis réveillé… Pour l’oublier, j’ai troqué du cash pour de la fumée. Ses ailes ? Je les ai brûlées ! Et maintenant tel un ange déchu, elle erre dans les limbes de mes pensées.

Maintenant, j’erre dans les bars, je traîne dans les rues. Dans la luxure et le stupre je me roule. Je croque, je m’en délecte, j’adore! Je ne suis plus à présent le pénitent, même si ce n’est pas mérité. Même si ce n’est pas ma vérité. Désormais je danse avec mes démons, je les apprivoise, avec une humeur grivoise.

Je suis le vampire alcoolique, d’elles je m’abreuve pour apaiser mon âme. De tourments, de fumée et d’alcool j’endors mon corps. Oui, je vis de la mort, mais qu’il en soit ainsi si tel est mon sort…

Tony_mib

22:16 Publié dans Tony's books | Commentaires (0) | Tags : vampire |  Facebook